EMERGENCE DE L'AFRIQUE:
QUEL ESPOIR PEUT-ON AVOIR?
Il y a dix ans, le magazine The Economist décrivait l'Afrique comme « le continent sans espoir. » En décembre dernier, il s'excusait (plus ou moins) en publiant une série d'articles sur le thème de « L'Afrique en essor », mentionnant que la qualifier de « sans espoir » avait été regrettable. Les excuses sont fait.
Regrettable, peut-être, mais également faux, puisque l'Afrique est maintenant en pleine croissance – non seulement dans les traditionnelles industries de matières premières, mais aussi dans les produits de grande consommation destinés à la nouvelle classe moyenne. Un nouveau terme a fait son apparition dans le lexique financier : la notion de lion économique.
Bien sûr, certaines interrogations persistent. Est-ce que les succès observés marquent le début d'une ère de croissance durable, ou devrait-on être plus prudent ? Ne s'agit-il que d'une illusion ?
Si l'on se livre a une comparaison facile, nous remarquons que les taux de croissance observés en l'Afrique sont impressionnants en comparaison a ceux d'Europe ou des Etats-Unis. Comme le souligne The Economist, au moins une douzaine d'économies africaines ont crû de plus de 6% au cours des six dernières années, en l'Éthiopie, par exemple, une croissance de 7,5% est annonce cette année. Bien que les fameuses ressources naturelles du continent contribuent à cette hausse, seulement un tiers de celle-ci est imputable à l'exploitation minière. « La croissance est partout, pas seulement dans les matières premières » commente l'entrepreneur, Mo Ibrahim, au magazine.
Ce changement est en partie démographique. La population Africaine est jeune : l'âge médian est de 20 ans, comparé à 30 en Asie et 40 en Europe. À mesure que ces jeunes atteindront l'âge adulte et commenceront à travailler, ils contribueront à améliorer la productivité. Si tout se passe bien, bien sûr, car les jeunes sans emploi constituent une base électorale problématique et potentiellement dangereuse. La croissance doit se poursuivre pour que la génération des jeunes de vingt ans et plus puisse prospérer.
Afin d'atteindre son plein potentiel, l'Afrique à surtout besoin de leadership, et le New York Forum y voit un motif d'optimisme. En novembre dernier, le Forum Medays a rassemblé des personnalités de références issues du monde des affaires et de la politique : des personnes tels que Lamido Sanusi, gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, ou Dr. Cheick Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique. La discussion sur le rôle du leadership en Afrique fut sérieuse, et animée, et encourageante.
Nous sommes donc optimistes quant à l'avenir de l'Afrique. Le chemin ne sera pas forcément sans embûche. Mais c'est un continent résolument tourné vers l'avenir.
Nous ne pouvons donc être qu'optimiste quant a l'avenir de l'Afrique. Cet immortelle terrain d'un nouveau monde qui sera demain.


